Le tout dans ces approches est de poser la frontière entre le perverted crowdsourcing et un modèle où tout le monde s’y retrouve.
Les plateformes d’édition collaborative sont un modèle rentable à double titre :
1/ Elle disposent gratuitement d’un grand nombre de propositions de designers, venus « jouer » au jeu de la fortune chez elles. Dans la pratique, seule une faible part de ces designers y trouvera un retour sur investissement.
2/ Elle disposent d’un important fond de roulement grâce à l’argent apporté par les internautes. Venus, eux aussi, jouer au jeu de la fortune.
Certes, le modèle où tout le monde à sa chance et où le public choisit est alléchant. Le tout c’est d’éviter de faire de ces plateformes des miroirs aux alouettes très rentables, avec très peu d’activité d’édition au final.
Il existe d’autres modèles qui sont très intéressants et soulèvent à mon sens moins de problèmes d’éthique.
I / Les plateforme d’aide à l’édition
Par exemple :
- http://fr.go2prod.com/
- http://www.wisionary.com
Ces plateformes proposent d’aider les designers à se faire éditer et prennent une part sur les projets commercialisés. Le designer n’est pas incité à créer spécifiquement pour cette plateforme, ne cède aucun droit et n’accorde aucune exclusivité tant que le produit n’est pas édité.
II / Pré-vente et crowdfunding.
Par exemple :
- http://fr.ulule.com/
- http://www.kickstarter.com/
- http://www.kisskissbankbank.com/
- http://www.mutuzz.com/
Ces plateformes, des plus en plus courantes, vous proposent de récolter des fonds pour vos projets via la participation des internautes. Elles ne demande aucune cession des droits ni exclusivité, vous êtes simplement tenu de respecter vos engagements auprès des internautes qui ont apporté des fonds.
Dans la pratique, si vous faites de la prévente il serait préférable d’éviter de commercialiser votre produit par ailleurs avant que la période de prévente soit écoulée, les internautes risquant de ne pas apprécier de voir que le produit est sortit et qu’ils ne l’ont toujours pas reçu.
Pour les plateformes de crowdfunding comme Kickstarter, on peut se demander ce qui motive les internautes pour financer un projet, parfois en échange d’un pins ou d’une affiche, mais visiblement, ça marche pour un certain nombre de projets.
La différence avec les plateformes citées plus haut étant que vous restez totalement propriétaire de votre produit à l’issue du financement. En échange vous assumez vous même la gestion de la production, de l’expédition et de la commercialisation par la suite. De ce fait, ces plateformes peuvent aussi constituer un bon tremplin pour monter une entreprise.